Société

Selon que tu seras Adama ou Mélanie…

En sus de sa carrière de gendarme, la jeune femme décédée lors d’un contrôle, renversée par un forcené qui conduisait sans permis, était un judoka de haut niveau, ayant de nombreux trophées à son palmarès.

A la suite d’un banal contrôle routier, Mélanie Lemée, gendarme de 25 ans, a perdu la vie dans l’exercice de ses fonctions le 4 juillet, percutée par un chauffard qui refusait d’obtempérer. Renversée par la racaille, le choc fût tel que sa jambe a été arrachée.

L’annonce de ce crime a provoqué une vive émotion dans les rangs des forces de l’ordre, mais également dans le milieu du sport français. Mais il est peu probable que l’on assiste à des manifestations de masse en son hommage. Il se trouve en effet que Mélanie n’était pas ire délinquante multirécidiviste, et qu’elle n’était pas non plus soupçonnée d’avoir violé son co-détenu. De plus, son profil de gendarmette, blanche de surcroît, est peu susceptible d’intéresser la société du spectacle, tout occupé qu’il est à sa promotion de la guerre des races, en sus de la guerre des genres, des sexualités, des religions, opinions, etc…

Célibataire et sans enfants, la jeune femme était reconnue au sein de sa brigade, la gendarmerie d’Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne, et dans le monde du judo pour son habileté sur les tatamis, qu’elle fréquentait depuis ses 4 ans.

Originaire de l’Orne, Mélanie Lemée se destinait au départ à une carrière sportive de haut niveau, mais une rupture des ligaments croisés en 2015, l’a poussée à quitter l’Insep. À 20 ans, son palmarès avait déjà de quoi impressionner, avec plusieurs médailles de bronze dans les championnats catégories jeunes en France et une 5ème place en coupe d’Europe juniors.

Coupée dans son élan, la jeune femme avait choisi, pendant sa convalescence, de passer le concours de la gendarmerie, pour laquelle elle était déjà réserviste. «J’ai zéro regret sur ma précédente vie. J’ai gagné en maturité avec cet épisode», expliquait-elle à Ouest-France en 2017. Elle avait également intégré l’équipe de France militaire de Judo, grâce à laquelle elle a ramené plusieurs titres à Aiguillon. Médaille de bronze aux championnats du monde militaire en 2016, elle a également gagné deux titres militaires nationaux, en 2016 et 2018, une «fierté» pour sa brigade, comme le précise La Dépêche .

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